En Taekwondo, le terme "Kibon" signifie littéralement "base" ou "fondamentaux". Les Kibons constituent le socle technique sur lequel repose l'ensemble de la pratique. Ce sont les briques élémentaires de l'art martial, essentielles pour tout pratiquant, du débutant à l'expert.
Définition | Composition | Passage de grade
Qu'est-ce qu'un Kibon ?
Un Kibon est une technique ou une action de base qui peut être travaillée individuellement ou en enchaînement. L'apprentissage et la maîtrise de ces mouvements sont cruciaux car ils sont intégrés dans toutes les autres formes de pratique du Taekwondo, y compris les Poomsés (enchaînements codifiés), le Kyorugui (combat) et le Hosinsul (self-défense).
Travailler les Kibons permet au pratiquant de développer des qualités essentielles :
- Vitesse d'exécution
- Puissance et efficacité
- Stabilité et équilibre
- Maîtrise technique et précision
- Concentration et détermination
- Connaissance de la terminologie coréenne
La composition des Kibons
Les Kibons sont composés d'actions et de positions :
- Positions de base (Seugui / Koubi) : Ce sont les positions des jambes qui assurent la stabilité du corps. Elles sont essentielles pour la défense comme pour l'attaque. Exemples : Ap Koubi (position avant longue), Dwit Koubi (position arrière), Joutchoum Seugui (position du cavalier).
- Techniques de blocage (Maki) : Mouvements des bras pour parer une attaque. Exemples : Are Maki (blocage bas), Montong Maki (blocage au niveau du corps), Eulgul Maki (blocage au niveau du visage).
- Techniques d'attaque des membres supérieurs (Jireugui / Tchigui) : Coups de poing, frappes de la main, du coude, etc. Exemples : Montong Jireugui (coup de poing au corps), Palkup Dolyeo Chigui (frappe circulaire du coude).
- Techniques d'attaque des membres inférieurs (Tchagui) : Coups de pied, qui sont la spécificité du Taekwondo. Exemples : Ap Tchagui (coup de pied de face), Dolyeo Tchagui (coup de pied circulaire), Yop Tchagui (coup de pied latéral).
- Techniques sautées (Tuyeu) : Mouvements des pieds effectués en l'air.
- Déplacements et enchaînements : La façon de combiner les techniques en mouvement.
Les Kibons lors des passages de grades
Pour les passages de grades de la 1er Dan à la 5ème Dan, une épreuve de Kibon est obligatoire.
Il existe 3 catégories de mouvements :
- Membres supérieurs et positions : Enchainement de position et de techniques de bras
- Membres supérieurs et inférieurs et positions : Enchainement de position et de techniques de bras ET jambe
- Membres inférieurs : Enchainement de techniques de jambes
Pour chaque Dan, il y a 8 Kibon possibles par catégorie. Tous les kibons peuvent se trouver sur ce site mais aussi sur le site de la fédération.
L'épreuve
Le principe est que l'on tire au sort 2 techniques par catégorie et on les effectue devant le jury. Chaque technique est écrite avec le nom coréen tel qu'indiqué sur le site de la fédération. Chaque technique tirée au sort doit être exécuté 2 fois dans un sens puis 2 fois dans le sens retour. (Il faut bien sûr écouter ce que demande le jury qui peut demandé 3 exécutions par sens).
Les critères d'évaluation
Lors des passages de grade ou des compétitions, les poomsae sont évalués selon les critères suivants :
- Connaissance des termes : L'élève doit connaître les termes et savoir quelle technique réaliser.
- Armement / trajectoire : L'armement et la trajectoire des techniques doit être correctement réalisé.
- L'EQUILIBRE et LA STABILITE : La maîtrise des déplacements et du corps lors des différents enchaînements est essentielle. Chaque position devra être bien marquée et verrouillée. Les appuis au sol devront être solides. La position et le mouvement du corps devront être contrôlés.
- Symétrie : Les techniques doivent être parfaitement réalisées dans les 2 sens.
Conseils
Quelques conseils issus de stage et de passage :
- Bien prendre son temps avant de commencer afin de visualiser l'enchainement qui est à faire.
- Bien faire les kiap lors de chaque attaque.
- Il faut s’entrainer à faire les dans le désordre pour bien mémoriser l’association nom > technique.
- Pour savoir si l'intensité est correcte, le jury se base sur le son, on doit entendre le bruit du dobok lors des coups de poing ou de pied
- Bien faire attention aux armements.